Il y a eu une énorme transformation dans la manière dont les enfants sont élevés aux États-Unis : l’érosion de la convention selon laquelle élever des enfants dans un foyer biparental. Ce changement n’est souvent pas contesté ou déploré publiquement, dans un effort pour inclure une diversité de configurations familiales. Mais cette acceptation bien intentionnée occulte la réalité cruciale selon laquelle ce changement nuit à nos enfants et à notre société.
La part des enfants américains vivant avec des parents mariés a considérablement diminué : en 2019, seuls 63 % vivaient avec des parents mariés, contre 77 % en 1980. La cohabitation ne compense guère la différence entre ces chiffres. Environ un quart des enfants vivent dans un foyer monoparental, soit plus que dans tout autre pays pour lequel des données sont disponibles. Malgré une légère hausse des foyers biparentaux depuis 2012, la tendance générale persiste.
Ce n’est pas une évolution positive. Les preuves sont accablantes : les enfants issus de familles monoparentales ont davantage de problèmes de comportement, sont plus susceptibles d'avoir des ennuis à l'école ou avec la justice, atteignent des niveaux d'éducation inférieurs et ont tendance à gagner des revenus inférieurs à l'âge adulte. Les garçons issus de foyers sans père sont particulièrement susceptibles d'avoir des ennuis à l'école ou avec la justice.
Ce qui rend cette tendance particulièrement inquiétante est la grande division de classe qui l...
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